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visible/invisible : histoires d’image

premier réunion ouvert à tous le jeudi 7 octobre à 19h30 au Chateau Coquelle, Dunkerque

un projet proposé par Kate France et Eric Sterenfeld avec Le Château Coquelle, Centre culturel, Dunkerque

Pour ce nouveau projet en 2022, on allons travailler à partir de l’archive personnelle, et l’histoire qui l’accompagne.

Prendre le biographique (ou l’autobiographique) comme partition, pour créer une œuvre collective où on entend résonner la multiplicité de voix et de vies.

Partir de la mémoire individuelle pour aller vers une création résolument contemporaine.

Par archive personnelle, on entend une photo de famille, mais aussi un film, un diapositif, un objet. L’archive, qu’on peut tenir dans la main, convoque la trace, le souvenir, le passé, l’ailleurs.

Ce projet est accessible aux personnes de tous les âges, et de tous les milieux.  Nous espérons travailler avec plusieurs structures locales, en vue de rencontrer l’éventail le plus large possible de participants, pour faire un instantané de la population actuelle de Dunkerque. Nous proposons une approche transversale, regroupant différentes structures : centre social, école, hôpital, centre pénitencier, EHPAD, bibliothèque…

à suivre!

Nos métamorphoses

« Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses » Paul Eluard

Dans le cadre du Clea Grand Calais Terres et Mers, et avec l’artiste Bérengère Vallet, nous avons réalisé un travail avec six structures autour du thème du métamorphose. Une école maternelle, une école primaire, un Institut Medico-Educatif, un groupe qui regroupait allophones et élèves Calaisiens, une classe de 6e et un Foyer d’Accueil Medicalisé ont participé dans le projet.

Chaque groupe allait approcher l’idée de la transformation, dans une suite de différents dispositifs, choisis en accord avec les structures. Matière et traces, retro projection et enregistrements sonores, autoportraits en transformation, écritures spectrales, portraits croisés, ballet avec masques dans le cour de l’école, ou encore sept petits chaperon rouges sur le port de Calais…

Malgré la situation sanitaire, nous avons fait des rencontres riches en sens et en émotion. La vidéo est la trace de ces rencontres. Des projections publiques étaient prévues, au Musée des Beaux Arts de Calais et au cinéma l’Alhambra, pour que les différents participants se rencontrent aussi, mais, pour le moment, ce n’est pas possible. Donc, avec l’accord des participants, nous avons décidé de partager la vidéo.

Un projet Ciel 56 dans le cadre du Clea Grand Calais Terres et Mers 2020.

Artiste plasticienne : Bérengère Vallet / Musique : Eric Sterenfeld / Vidéo : Kate France

avec les structures : FAM Arc-en-Ciel / Collège République / Ecole maternelle Archimède / IME le Lutin des Bleuets / Collège Jean Jaures / Ecole Elémentaire Parmentier Bachelet

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Quarantine

Pendant le confinement Covid 19, je me suis trouvé confinée à Paris avec un poignet cassé, sans caméra ni appareil.

J’ai commencé à faire des petits films d’une minute avec ma main gauche et mon téléphone, parfois avec ma fille.

Maitriser le temps et l’espace dans des mondes miniatures.

Les films ont été inclus dans une collection de travaux fait pendant le confinement par des artistes  : DAD Artists at home, un projet de Dover Arts Development avec Louisa Love comme curatrice

en savoir + sur DAD artists at home

 

 

 

 

 

 

Clea Grand Calais Terres et Mers

De février à mai 2020, on est reparti sur un autre CLEA, cette fois avec l’agglomération Grand Calais Terres et Mers. Nous avons juste eu le temps de faire quelques gestes mêlant narration et fabrication, autour de la thématique Contes et Légendes, avec la plasticienne Sylvie Gaudin. Puis le projet a été suspendu le 18 mars à cause des mesures contre le coronavirus.

Matière et transformation, trace et mouvement…

Nous avons repris le 28 septembre, avec un nouveau projet vidéo, Nos Métamorphoses, qui a réunit plusieurs structures. Pour cette seconde période, c’est l’artiste Bérengère Vallet qui nous rejoint.

Malgré la situation sanitaire, nous avons fait des rencontres riches en sens et en émotion, et la vidéo en est la trace. Des projections publiques étaient prévues au Musée des Beaux Arts de Calais et au cinéma l’Alhambra, pour que les différents participants se rencontrent aussi, mais, pour le moment, ce n’est pas possible. Donc, avec l’accord des participants, nous avons décidé de partager la vidéo.

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lien vers le site de Berengère Vallet

 

 

Il vous faudra bien passer près des sirènes

Il vous faudra bien passer près des sirènes

L’Odyssée, livre XII, Circe dit à Ulysse, qui veut rentrer chez lui:

« Il vous faudra d’abord passer près des sirènes. Elles charment tous les mortels qui les approchent. Mais bien fou qui relâche pour entendre leurs chants!… Passe sans t’arrêter! »

Pour ce projet, 11 personnes de différentes origines qui vivent à Liévin ou à Avion depuis longtemps, ou depuis peu de temps, dans des circonstances très différentes ont choisi une chanson, un récit où un poème dans leur langue maternelle.

Pour donner à entendre la musique des différentes langues, pour parler de chez soi ou du  manque d’un chez soi, pour évoquer la nostalgie, la mémoire, ou l’espoir.

Ce sont nous, les passants. Est-ce qu’on se bouchera les oreilles?

Une vidéo réalisé dans le cadre du Clea (Contrat Local d’Education Artistique) Lens-Liévin, issu de l’atelier du Louvre-Lens avec le CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile) et le CAO (Centre d’Accueil et d’Orientation) et avec la participation de la ville d’Avion.

Réalisation et conception: Kate France

avec : Fatima Aatar, Nada Abbas, Raad Abbas, Dany Blin, Zineb Bouziane, Junior, Jacques Lempicki, Babylas Malonga, Mimi, Giovanni et Antionette Palmieri, Nshteyman Suleman

Musiques : Gavin Bryars, Bana C4, Eric Sterenfeld et des chansons traditionelles
Textes : Nizar Qabbani, Warsan Shire, Marisha Data, et les participants

Merci à Loraine Vilain pour l’atelier gravure, Matthieu Morseau et Giordano Melilli pour l’aide logistique, Joelle Dagher et Magdalena Matthieu pour l’aide à la traduction.

Projections au Louvre-Lens le 25 mai 2019 dans le cadre des journées Amnesty International, et au cinéma Familia à Avion le 20 juin 2019

voir le film

CLEA Lens-Liévin

CLEA Lens-Lièvin

La communauté d’Agglomération de Lens-Liévin a sélectionné Ciel 56 pour participer dans son premier mise en place d’un Contrat Local d’Education Artistique, organisé en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles Hauts-de-France (DRAC) et l’Éducation Nationale.

Pendant 4 mois, du février au juin 2019, cinq collectifs d’artistes seront en résidence sur le territoire et travailleront en concertation avec différents structures culturelles, éducatifs, sociales, ou médicales pour les amener à réaliser des gestes artistiques.

« Le CLEA a pour ambition de sensibiliser, faire découvrir et appréhender la création contemporaine à travers une approche concrète de l’art. L’objectif est de donner à voir et comprendre la démarche artistique et le processus de création de plusieurs artistes d’horizons différents. Les gestes proposés peuvent revêtir des formes variées selon le public et l’artiste : rencontres, ateliers de création, expérimentations, performances, etc… Le public est également amené à découvrir la production de l’artiste dans des lieux dédiés ou non (visites d’expositions, sorties spectacles). Le CLEA s’adresse aux jeunes de 3 à 25 ans et aux professionnels qui les accompagnent, en temps ou hors temps scolaire : enseignants, animateurs, éducateurs, travailleurs sociaux et médicaux, professionnels de la culture…»

Pour nous, cette résidence CLEA est surtout une histoire de rencontres De rencontres entre le territoire, les personnes et la création. Avec comme outils principaux la voix et la vidéo, nous proposons d’aborder la thématique « territoire et mouvements» par les histoires que l’on raconte, et par un questionnement autour du regard. Combiner récit et image pour revisiter ce qui nous est familier, et pour aller à la rencontre de ce que nous ne connaissons pas. Nous proposerons qu’on réfléchisse ensemble comment se mettre « en mouvement ». Parce que quand on est soi-même en mouvement, dans le sens le plus large, on voit autrement, on parle autrement, on entend autrement, on est prêt pour le rencontre.

Les gestes artistiques s’appuiera sur les premiers recherches et envies, et les transformeront en acte créatif. Comment ? Cela dépendra des rencontres. Une geste artistique peut être le travail d’un instant ou impliquer du temps de préparation. On imagine (par exemple) des longues marches, des manifestations citoyennes, des portraits vidéo, des chorales improvisés, des veillées, des repas, des projections plein air… mais on va sans doute en imaginer d’autres.

Premières promenades, terrils et lagunage

Quelques projets:

De la mine a la mer: un projet photo vidéo avec deux classes de CM2. A travers une journée sur le terril à Grenay et une journée sur la plage au Portel, on s’est posé la question: Comment peut on regarder le paysage? Qu’est-ce que cela nous fait ressentir? Comment le transformer? Comment se placer dedans? Qu’est-ce qui change quand on est chez nous et quand on est ailleurs? Un film de 10 minutes, à travers les photos des enfants et des phrases enregistrées, essaie de capter quelques uns de ces sensations.

Premiers pas avec les enfants, une approche par les 5 sens

land art à la mine et à la mer 

Lens, la nouvelle ville: avec une classe de 4e et leurs professeurs, on a travaillé sur l’espace public, comment ils le vivent et perÇoivent, et qu’est ce qu’ils aimeraient changer? Comment faire avec la présence du passé? Quelles aspirations pour le futur? Ils ont fait deux excursions dans l’espace public: une manifestation filmé dans les rues de Lens, et une séance de collage de grandes photos tirées du film sur les maisons vide dans la cité 12-14, en concert avec une classe de troisième qui ont travaillé avec Mikael Bernard (compagnie A Corps Rompus)

Préparations de pancartes pour la manifestation

Apres la manifestation , on colle des affiches sur les lieux concernés: ci-dessus la salle des Pendus de la cité 12 que les élèves souhaiteraient transformer en musée.

La Manif : un projet avec trois classes de 4e et leur professeur d’art plastique, l’atelier tout seul, l’association Avenir des cités, la ville de Harnes. Une manifestation comme acte artistique? Mais oui. D’abord : choisir sur quoi on veut s’exprimer : revendications politiques, sociales, personnelles, drôles, poétique, écologiques… Puis un travail de mise en forme de pancartes avec les graphistes Atelier tout seul. Et pour finir, la manifestation dans la ville de Harnes, avec micro, slogans, fermeture de rues, encadrement par la police… Comme disait un élève : « Ce n’était plus une classe qu’on était, c’était une manifestation. »

lien vers un reportage de la DRAC sur ce projet

Il vous faudra bien passer près des sirènes: projet texte/vidéo avec des personnes accompagnées au Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) de Liévin, le Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) de Lens et des habitants de la ville d’Avion.

Pour ce projet, 11 personnes de différentes origines qui vivent à Liévin ou à Avion, depuis longtemps ou depuis peu de temps et dans des circonstances très différentes, ont choisi une chanson, un récit ou un poème dans leur langue maternelle. Pour donner à entendre la musique issue d’horizons différents, pour parler de chez soi ou du manque d’un chez soi, pour évoquer la nostalgie, la mémoire, ou l’espoir. Ce film a été projeté au Louvre-Lens dans le cadre des journée Amnesty International, et le 20 juin au cinéma La Familia à Avion.

en savoir +

Mythological etchings : atelier de gravure dans le Louvre-Lens

Aix-Noulette petits et grands : un projet de promenade intergenerationnelle avec 6 classes d’un école primaire et leurs familles, en collaboration avec Mikaël Bernard. Plusieurs gestes imaginés avec les différents classes, dont un était : Les ancêtres. Chaque élève des deux classes de CE1 a ramené une vieille photo de famille et a interrogé leurs parents ou grands-parents sur l’identité de la personne, comment il ou elle a vécu. Chaque élève a ensuite écrit un texte et l’a enregistré. Puis nous avons mis en musique les enregistrements et fabriqué des masques à partir des photos pour une performance pendant la promenade.

 

Je est un autre: un projet avec deux classes de CE1, une centre social, le collectif Hexpress, la ferme Dupuich Mazingarbe. Dans ce projet, nous avons travaillé sur l’idée de « l’autre ». Les élèves sont venus assister à une représentation du spectacle Starling, qui parle de la migration avec la métaphore de l’oiseau. Dans la continuité du spectacle, ils ont fabriqué leurs propres masques d’oiseaux, en choisissant chacun un oiseau migratoire qui traverse le territoire. Puis les élèves ont traversé leur propre commune dans une balade artistique avec des évènements imaginés par leurs professeurs (lecture de poèmes, chansons, flashmob) et on a fini avec une version de « une goutte d’jus » chanté en version rap avec la chorale du centre social…

Fabrication de masques d’oiseaux

 

 

Je vous écris d’un pays lointain

Je vous écris d’un pays lointain

un projet vidéo avec La Ferme du Vinatier

 

« Je vous écris du bout du monde. Il faut que vous le sachiez. Souvent les arbres tremblent. On recueille les feuilles. Est-ce que la vie sur terre ne pourrait pas se poursuivre sans vent? Ou faut-il que tout tremble, toujours, toujours? »
Henri Michaux, extrait de Je vous écris d’un pays lointain.

 

De septembre à décembre 2017, nous sommes allées à la rencontre des équipes soignantes et des patients hospitalisés ou suivis en soin au sein de l’hôpital psychiatrique Le Vinatier à Bron. Au cours de ces rencontres, chacun a proposé une lettre, écrite, orale, dessinée, chantée ou improvisée. Ensemble nous avons imaginé comment traduire ces messages pour créer de courtes séances vidéo, qui ont été après assemblées dans un film d’une heure.

Les arbres nus contre un ciel d’hiver, les espaces paysagés dans l’enceinte de l’hôpital, les eternels travaux, encadrent les paroles sensibles de ces lettres qui essaient de traverser l’espace entre l’intérieur et l’extérieur, d’atteindre un potentiel auditeur.

un projet conçu et réalisé par Kate France et Sylvie Reteuna avec La Ferme du Vinatier / prises de vue et montage Kate France

Un projet de la Ferme du Vinatier réalisé avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication – Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône-Alpes, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du ministère de la Santé – Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du programme régional Culture et Santé animé par interSTICES, de la Métropole de Lyon, de la Ville de Bron.

Remerciements à L’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT).
Production déléguée Compagnie La Sibylle.

Depuis 1997, la Ferme du Vinatier conçoit et met en œuvre la politique culturelle du Centre Hospitalier Le Vinatier. Interface originale entre l’hôpital et la cité, elle dispose d’un espace situé dans un ancien bâtiment agricole réhabilité avec une salle de spectacle et une salle d’exposition. Ce lieu innovant s’inscrit dans le programme « Culture et santé » et propose des créations, médiations, formations et diffusions culturelles à un large public.
 
Diffusion: 
Ferme du Vinatier le 20  et le 21 décembre 2017, dans le cadre du festival Noël au Balcon.
Festival psy de Lorquin, organisé par le Centre National de l’Audiovisuel en Santé Mentale (CNASM) le mercredi 6 juin 2018
Inecat (Art et Thérapie) dans le cadre des portes ouvertes le dimanche 30 septembre 2018
Festival des journées Cinéma et Psychiatrie à la Ferme du Vinatier, le jeudi 6 décembre 2018

 

Bill Douglas Trilogy

Mon enfance

un film de Bill Douglas (1972)

cine-concert de Eric Sterenfeld et Kate France

 

film-my-ain-folk

“On pourrait croire que je suis opposé à la compréhension, mais avec ce film il ne s’agit pas a priori de comprendre, mais de sentir. Et la particularité de ce film est que les deux ne peuvent pas, comme dans la structure classique, aller de pair.”  Bill Douglas

My Childhood et My Ain Folk, les premiers deux volets du trilogie de Bill Douglas retracent l’enfance et l’adolescence du cinéaste à Newcraighall, petit village de mineurs du sud de l’Écosse.

« Un film en noir et gris. Noir comme le charbon, gris comme l’enfance piétinée. Chef d’oeuvre  total. » Humanité

 » … déchirante trilogie de la jeunesse où la limpidité des cadrages rencontre dès l’introduction un sens aigu du tragique. » Cahiers du Cinéma

« Dans Mon enfance, avare en sons et en dialogues, Sterenfeld a eu l’audace d’y glisser sa musique électrico-instrumentalo-vocale. Une performance sobre et lyrique qui épouse le rythme plastique du film ; fait ressortir ses lignes de violence. Pas de fioritures, mais une composition subtile, parfois envoutante, qui souvent précède et installe les images et les émotions. Kate France ajoute à cette composition sa très belle voix, aussi à l’aise pour réinterpréter des chansons traditionnelles écossaises que la musique de John Cage. Nous connaissions et apprécions déjà grandement les créations musicales d’Eric Sterenfeld accompagnant aussi bien des ciné-tracts de 1968, le chef-d’œuvre soviétique d’Alexandre Medvedkine Le bonheur (1935) – Marker avait d’ailleurs remarqué et salué sa musique – ou le drame breton de Jean Epstein Finis Terrae (1929),mais il nous semble ici que le musicien a creusé plus loin encore sa galerie et trouvé une belle veine noire, en écho à son propre univers. » Tangui Perron

création au Magic Cinéma, Bobigny dans le cadre du festival BANDESaPART le 21 mars 2017 / production Ciné Festivals  Bobigny, avec l’aide de SACEM.  Projection  au Cinéma Le Familia, Avion le 20 juin 2019.

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dossier

 

Starling

Starling

 

« Les oiseaux volent. Ils sont excellents les oiseaux. Regardez les voler / La neige tombe. Elle est excellent la neige. Regardez la tomber / Les mots sont longs. Ils sont excellents les mots. Je les entends maintenant. / C’est ça, l’image. »

Laurie Anderson

Starling (étourneau en anglais) est un spectacle qui aborde la migration des hommes et des oiseaux par l’ image, le récit et la musique. 

Starling parle de la migration dans son sens large, à l’échelle planétaire et dans une perspective historique, avec les chemins qui se croisent, les cruautés qui se répètent, les paroles qui sonnent et qui résonnent.

L’étourneau est un oiseau migrateur. Mais il a aussi un don pour l’imitation, et est capable de reproduire les sons du langage, les chants d’autres oiseaux et même les sons de la machinerie! L’étourneau va ensuite tisser tout  ce matériel sonore en de longs soliloques, en faisant des variations très singuliers.

Par le biais de ce petit oiseau, nous allons explorer les rapports entre la migration, le langage et la musique. Comme des étourneaux, bricoleurs nous aussi, nous tisserons des paroles, des images et de la musique pour créer un soliloque à plusieurs voix.

Les récits juxtaposent poèmes anglo-saxons, témoignages, contes, chansons. La musique électroacoustique vient irriguer, amplifier, nous amener ailleurs, et les images expriment l’indicible.

Nous avons collaboré pour ce projet avec l’artiste photographe Annick Sterkendries. Dans son séries Posture imposture, elle aborde la question de la migration, elle aussi, par la métaphore de l’oiseau. Nos deux démarches vont dans la même direction, donner à voir un sujet difficile par le prisme de la poésie. 

Starling est une création destinée à un large public. Sa forme légère permet une adaptation aux différents lieux de diffusion, théâtre, galeries, salles des fêtes, établissements scolaires…

texte et montage vidéo : Kate France / musique : Eric Sterenfeld / photographies : Annick Sterkendries / avec : Kate France et Eric Sterenfeld

Représentations le 24 et 25 novembre 2017 à Armbouts Cappel, et au Chateau Coquelle, Dunkerque /  le 11 mars 2018 à Cap Etoile, Montreuil / le 2 et 4 mai 2019 à la ferme Dupuich, Mazingarbe.


Co-production : festival Récits sans Frontières organisé par le Château Coquelle avec le soutien de la Communauté Urbaine de Dunkerque. Accueil en résidence : Anis Gras, le lieu de l’autre, Arcueil, le LoKal, Saint Denis, la maison des Métallos, le Bateau Feu, scène Nationale de Dunkerque.

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dossier

Représentations le 24 et 25 novembre 2017 à Armbouts Cappel, et au Chateau Coquelle, Dunkerque /  le 11 mars 2018 à Cap Etoile, Montreuil / le 2 et 4 mai 2019 à la ferme Dupuich, Mazingarbe.